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     scientifiques

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     Participations à l'élaboration
    
d'ouvrages

 

 

       
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ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES

avril 2011


EXPLORATIONS BOTANIQUES


Geneviève Ferry, jardinière botaniste responsable de la collection des aracées tropicales des Conservatoire et Jardins botaniques de Nancy est repartie en mission botanique. Cette fois-ci, changement de cap… direction les Guyanes.

 

Le projet ? Compléter des travaux de recherches commencés il y a une vingtaine d’années pour la publication « Flora of Guianas », flore publiée par l’Université d’Utrecht en partenariat avec Berlin (Botanischer Garten und Botanisches Museum), Cayenne (Institut de Recherche et de Développement), Georgetown (University of Guyana), Kew (Herbarium, Royal Botanic Gardens), New York (Botanical Garden), Nogent-sur-Marne (Centre Technique Forestier), Paramaribo (National Herbarium, University of Suriname), Paris (Muséum national d’Histoire naturelle), Utrecht et Washington (Department of Botany, Smithonian Institution). En savoir plus 

Le thème ? La famille des aracées (Philodendrons, Arums…)

L’équipe ? Le Dr. Thomas Croat, botaniste du Missouri Botanical Garden, spécialiste mondial des aracées, pilote le projet. Il est accompagné par notre collègue Geneviève Ferry, pour les collectes et la mise en herbier.
Des rencontres de travail ont eu lieu avec Marc Gibernau, de l’unité mixte de recherche ECOFOG/CNRS (ECOlogie des FOrêts de Guyane), Denis Barabé (ECOFOG / Jardin botanique de Montréal) et Marion Chartier (doctorante) lors du passage à Kourou. Joep Monnen, naturaliste  local a participé aux collectes guyanaises de la région de Cayenne.
Enfin, des « locaux» ont participé à cette mission, soit  en offrant un hébergement, soit en apportant de précieux renseignements  et en guidant  les recherches  sur le terrain.

Le lieu ? L’expédition s’est déroulée dans les  Guyanes, 3 semaines en Guyane britannique, 3 semaines au Suriname et 3 semaines en Guyane Française. T. Croat a participé à l’ensemble de la mission, Geneviève l’a rejoint pour le Suriname et la Guyane Française, soit les 2/3 du temps.

Le planning type d’une journée ? Herborisations, collectes sur le terrain, photographies, descriptions des  plantes étudiées sous toutes les coutures avec  attribution d’un numéro d’inventaire et une géo localisation. Puis mise en herbier de l’échantillon collecté (fleurs et  feuilles) en prenant soin de garder des feuilles pour les recherches ADN. Enfin, des inflorescences sont aussi conservées en alcool pour d’éventuelles analyses chromosomiques. Les journées sont longues et fatigantes, et  il n’y a pas de week-end… mais le travail est tellement enrichissant.

Les premiers résultats ? En 6 semaines de mission, Geneviève a comptabilisé 1100 plantes (toutes familles confondues) mises en herbier. 60 kilos de plantes sèches ont pu être envoyées à l’herbier du Missouri Botanical Garden et des doubles de récoltes répartis entre les herbiers de Paramaribo et de Cayenne suivant la provenance de la collecte.
Au final, pour l’ensemble de la mission, 1420 plantes ont été collectées.
6 espèces nouvelles pour la science ont été découvertes : 1 Philodendron au Suriname et 1 Xanthosoma, 2 Dieffenbachias et 2 Philodendrons  en Guyane française… Elles vont être étudiées de près… et leur nom sera publié dans les années à venir.

Mais le travail ne s’arrête pas là… Geneviève est rentrée à Nancy avec 73 plantes de la famille des aracées sous formes de boutures ou de graines. Bien au chaud dans le coffre de bouturage, elles sont chouchoutées en fonction de leurs besoins respectifs ! Parallèlement, elles sont aussi en culture au Missouri Botanical Garden. Ce système de double culture est une sécurité. En effet, si la bouture ne reprend pas à Nancy elle reprendra peut être au Missouri et vice et versa.

Ainsi, la collection d’aracées de Nancy, collection nationale, prend une nouvelle dimension grâce à cet apport supplémentaire de plantes répertoriées et étudiées par le Dr. Thomas Croat.

 

 

octobre 2010



NEPENTHES : LA VOIX DES URNES

Le jardin botanique du Montet conserve une belle collection de Népenthès, avec 70 taxa (soit une trentaine d’espèces).
Ces plantes sont connues pour leur particularité : elles sont carnivores ! Non pas qu’elles se nourrissent de bifteck, mais elles sont capables de capturer diverses proies animales, et pas seulement des insectes. Souris, batraciens ou même oisillons ont déjà été observés dans leurs urnes, feuilles transformées faisant office de pièges.
Comment sont-elles capables de digérer leurs proies ? Grâce à des enzymes sécrétées par la plante. Mais on ne sait pas tout des processus physiologiques et biochimiques mis en jeu.
L’espèce Nepenthes mirabilis a attiré l’attention de Flore Biteau, du Laboratoire Agronomie et Environnement (Unité Mixte de Recherche 1121 Nancy Université INPL (ENSAIA) – INRA Nancy Colmar).
La chercheuse va récolter les sécrétions d’urnes de N. mirabilis en culture au jardin botanique et les analyser pour identifier l’ensemble des protéines produites par cette espèce.
Ces travaux permettront de répondre à différentes questions pour mieux comprendre comment ces plantes étonnantes se sont adaptées à leur environnement. Quelles sont les protéines présentes dans le jus d’urne ? Comment ces protéines sont-elles dirigées vers les urnes ? Quelles sont les protéines produites au cours de la maturation des urnes ?
De plus, l’étude servira à mettre au point une méthode d’identification phylogénétique des Nepenthes qui permettra de distinguer différentes espèces de ce genre.


juillet 2009


CULTURE D'ARNICA MONTANA AU JARDIN D'ALTITUDE DU HAUT-CHITELET


 

 

L'Arnica des montagnes est une plante très connue en tant que plante médicinale pour soigner les petits bobos…
La plante est cependant particulièrement malmenée par l'agriculture intensive et a tendance à se raréfier.
Une jeune chercheuse de l'Université Paul Verlaine de Metz, Tiphaine Maurice, s'intéresse de près à la jolie fleur jaune pour ses travaux de thèse réalisés en collaboration avec le Musée National d'Histoire Naturelle du Luxembourg.
Son sujet est le suivant : " Zones de montagne et leur importance dans la conservation de la diversité végétale des prairies d'Europe centrale ".

A cette fin, elle a retenu l'Arnica comme espèce emblématique, notamment pour sa forte valeur patrimoniale au niveau européen. Elle utilise des approches écologiques et génétiques.
Une partie de l'étude est réalisée en milieu surveillé, c'est-à-dire en jardin. Des graines ont été prélevées sur différentes populations sources (populations au-dessus de la limite des arbres, populations des prairies de montagne et populations de basse altitude), et mises en culture d'une part à l'Université Paul Verlaine de Metz, d'autre part au Jardin d'Altitude du Haut-Chitelet (dans le même type de sol).

Ces travaux permettront notamment de montrer la présence ou non d'adaptations à différentes conditions climatiques. Ils permettront aussi de savoir si les espèces seront capables de s'adapter aux probables futurs changements climatiques.

 

avril 2009


DES CULTURES DE VETIVER POUR LA RECHERCHE


 

 

Le vétiver (Vetiveria zizanioides) est surtout connu pour son utilisation en parfumerie. On le trouve essentiellement dans les parfums masculins pour son essence boisée.
Mais cette plante a d'autres usages, bien plus importants. En effet, elle est plantée sous forme de haies dans certains pays pour lutter contre l'érosion, en Inde et en Afrique par exemple. Elle peut aussi être utilisée comme anti-polluant.

Un doctorant à Nancy-Université, Norbert Ondo, réalise ses travaux de thèse sur ce dernier sujet et des cultures de vétiver ont été installées dans les serres du jardin botanique. Les plants sont multipliés en collaboration avec notre équipe de jardiniers botanistes.
Ce projet a pour objectif d'étudier l'efficacité de haies de vétiver à réduire la contamination de l'environnement (au Burkina Faso) par des polluants, notamment certains pesticides (endosulfan) et des métaux (cuivre et cadmium).

 

janvier 2009


CONSERVATION D'UN PALMIER RARE


   

        

 

Pritchardia maideniana Becc., un palmier très rare originaire d'Hawaï, en culture dans la serre conservatoire depuis 1986, arrive en fin de vie.
Trop vieux ? Non, un manque de place dans les serres tropicales. Monsieur touche le sommet des serres.
On lui a déjà coupé la tête plusieurs fois, mais cette fois-ci, il n'a pas apprécié.
C'est toute la difficulté de la conservation ex situ.
Heureusement, des semis ont été réalisés en 1991 et de jeunes plantes pourront remplacer l'ancien palmier.
On trouve une vingtaine d'espèces du genre Pritchardia, endémiques des îles du Pacifique.
Le nom a été donné en l'honneur de William Thomas Pritchard, consul dans les îles au 19e siècle.
Pendant des années, seuls deux individus de Pritchardia maideniana étaient connus en culture, aux  Royal Botanic Gardens de Sydney en Australie.
L'espèce a été décrite en 1913 et baptisée en l'honneur de Joseph Maiden, botaniste  australien.
Un spécialiste américain, Don. Hodel, de l'Université de Californie, a récemment réexaminé le genre Pritchardia. Une autre espèce, Pritchardia affinis Becc., auparavant distincte et connue dans la nature, a été considérée comme synonyme du Pritchardia maideniana.
Étant donné que P. maideniana est le nom le plus ancien, il est prioritaire et reste le nom valide.
La plante est rencontrée autour d'étangs d'eau salée  proche du niveau de la mer, ou dans les forêts sèches à humides à 700 m d'altitude à Kona, Kau, et Puna, à Hawaii.
La plante vit dans des zones à forte activité humaine, si bien qu'il est difficile de déterminer si les individus ou les populations sont sauvages ou cultivées.
De nombreux pieds ont cependant été détruits ; la plante est en danger d'extinction.

 

 

décembre 2008


LISTE ROUGE DES BRYOPHYTES DE LORRAINE


La liste rouge des bryophytes de Lorraine vient d'être achevée après cinq années de travail.
C'est la première liste rouge pour la Lorraine et la première liste rouge pour les bryophytes en France.
Etablie d'après les critères de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), elle constitue un document scientifique solide et une référence incontournable pour l'étude de la biodiversité.
Elle montre notamment que plus d'une bryophyte sur cinq est menacée et qu'un grand nombre d'espèces a déjà disparu depuis le début du 20ème siècle.
Par exemple, Syntrichia papillosissima n'est présente que dans une localité en Lorraine, à Puttelange. Elle est classée en danger critique d'extinction (CR selon les recommandations de l'UICN).
De même, Cololejeuna calcarea, petite espèce montagnarde disséminée sur tout le continent eurasiatique et encore rencontrée en Alsace, n'a pas été revue depuis plus de 50 ans en Lorraine. La seule population connue a été détruite  vers 1970 lors de travaux d'élargissement d'une route. L'espèce est considérée comme éteinte (EX).
Cette liste va donc constituer un outil important d'orientation pour établir des plans d'action pour la protection de ces végétaux.
Une publication sera réalisée au printemps 2009.

 

 

avril 2008


MISSION A MUNICH


 

 

 

                                  

 

Trois agents du jardin botanique de Nancy sont partis en mission les 11, 12 et 13 avril au jardin botanique de Munich en Allemagne. Au programme : échange de plantes rares, visite des collections et observations des aspects pédagogiques du site.

Le très rare Croatiella integrifolia , dédié au spécialiste américain Tom Croat, a été confié au jardin botanique de Munich où l'équipe du Montet a été accueillie très chaleureusement par Joseph Bogner, le spécialiste européen des Aracées.

Croatiella integrifolia avait été retrouvé en Equateur par un agent des serres de Nancy lors de la mission botanique dans la Cordillère del Condor en septembre 2007 avec l'équipe américaine du Missouri Botanical Garden.

En retour, ont été rapportés à Nancy Bucephalandra motleyana, une petite aracée rare en provenance de Bornéo ainsi qu'une vingtaine d'autres espèces qui viennent enrichir considérablement la collection de Nancy.
Des contacts ont aussi été noués au niveau des espaces extérieurs, gage de futurs échanges pour enrichir nos collections.

Les agents en ont profité pour visiter les collections de l'un des plus grands jardins botaniques européens, et découvrir d'autres façons de valoriser des collections scientifiques. Ils se sont notamment arrêtés sur les aspects pédagogiques, et sur l'observation de certaines collections comme la systématique, la collection médicinale et les collections historiques de ce jardin qui comportent de nombreuses similitudes avec les nôtres. Les collections de Munich comportent notamment de nombreuses variétés créées par les horticulteurs lorrains comme Lemoine et Crousse.

Au retour, un arrêt au jardin botanique de Stuttgart a permis de visiter un autre grand jardin allemand. Une petite expédition enrichissante !

 

 

janvier 2008


L'AMBROISIE A FEUILLES D'ARMOISE :  
un envahisseur parmi nous ?


 



Dans le cadre de notre exposition 2007 "Les envahisseurs : plantes et animaux invasifs", nous avions édité un avis de recherche pour l'Ambroisie à feuilles d'armoise (Ambrosia artemisiifolia L.), plante d'origine nord-américaine, introduite et apparemment en expansion dans plusieurs pays d'Europe, connue pour le caractère très allergisant de son pollen. Le but du dépliant était double :
- présenter la plante et le risque sanitaire que sa prolifération représente,
- inciter les gens à nous signaler sa présence éventuelle dans notre région à l'aide d'une carte-réponse, en fournissant les éléments nécessaires à son identification.
A la clôture de l'exposition, un bilan provisoire de notre enquête peut être dressé :
- 7 signalements nous sont parvenus, dont 5 à l'aide de la carte-réponse,
- 2 d'entre elles étaient accompagnées d'un échantillon de plante,
- sur ces 7 signalements, 3 n'ont pu être vérifiés, 1 a été infirmé (confusion avec Agrimonia eupatoria) et 3 ont été confirmés (par l'échantillon transmis et/ou une visite in situ),
- dans 4 cas, la plante fut observée dans un jardin, où à chaque fois les propriétaires nous ont dit nourrir les oiseaux en hiver avec des graines de tournesol ou autre mélange du commerce,
- dans les autres cas, la plante est mentionnée deux fois en bordure de chemins et une fois dans la rue (en provenance d'un jardin vraisemblablement).

            


En résumé, la présence de l'Ambroisie à feuilles d'armoise est avérée à Chavigny (54), Damelevières (54) et Nancy (54) et reste à confirmer à Bouxières-aux-Dames (54), Laxou (54) et Turquestein-Blancrupt (57). Les observations réalisées confortent l'hypothèse d'une dissémination de l'espèce via les lots de graines commercialisés pour nourrir les oiseaux.
En revanche, nous ignorons, pour le moment, si l'Ambroisie est présente dans les champs de tournesol de la région.
Nous remercions toutes les personnes qui nous ont contactés et continuerons à sensibiliser le public à la présence de cette plante invasive, à l'instar de plusieurs autres initiatives qui se développent actuellement dans un nombre croissant de régions en France.


 

septembre 2007


LES RESSOURCES INSOUPÇONNÉES...
... de notre flore sauvage

 


Qui connaît le Tabouret bleuâtre ? Cette petite plante montagnarde à floraison printanière retient pourtant l'attention de nombreux chercheurs de par le monde. En effet, Noccaea caerulescens - c'est son nom scientifique - possède, avec quelques rares autres végétaux, l'étrange faculté d'absorber certains métaux contenus dans le sol et de les accumuler dans ses feuilles, ce qui pourrait en faire un candidat de choix pour la décontamination des sols pollués dans un avenir proche. Dans cette optique, il est impératif de mieux cerner son mode de vie, ses exigences, les habitats qu'il fréquente et surtout quels sont les facteurs qui gouvernent l'accumulation des métaux chez cette espèce.
Ce sont les objectifs du Laboratoire Sols et Environnement de l'INPL-ENSAIA, avec lequel les Conservatoire et Jardins Botaniques de Nancy ont initié en avril, une étude de la répartition et de l'écologie dans le massif vosgien de cette plante, jusqu'alors peu connue.
Des récoltes de semences ont également été effectuées afin de constituer une collection de matériel végétal disponible pour les études ultérieures.


 

septembre 2007


ÇA CHAUFFE CHEZ LES ARACÉES


Marion Chartier, stagiaire sous la direction de Marc Gibernau, chercheur du CNRS de Toulouse, a été accueillie pendant le mois d'août 2007 au Jardin Botanique du Montet abritant la collection nationale d'Aracées. Son travail consiste notamment à observer les cycles floraux de certaines aracées thermogènes, c'est-à-dire produisant de la chaleur. Elle pose donc des thermomètres sur les inflorescences susceptibles de produire de la chaleur, afin de décrire les différents schémas de thermogenèse observés. Ce travail fait partie d'un vaste projet mené par de nombreux chercheurs depuis plusieurs années pour comprendre les mécanismes complexes de pollinisation des Aracées…
En savoir plus :
http://www.edb.ups-tlse.fr/equipe3/MG/mg.htm